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Merci de prendre le temps de lire cette treizième édition du Rapport Fusac France, publiée par Dealsuite. Ce rapport regroupe les recherches menées par Dealsuite, la première plateforme européenne pour les opérations de fusions-acquisitions. Il présente les statistiques et tendances du marché intermédiaire français des fusions-acquisitions (entreprises dont le chiffre d'affaires est compris entre 1 et 200 millions d'euros) pour le premier semestre 2026.
Dealsuite a contacté des cabinets de conseil en fusions-acquisitions actifs sur le marché intermédiaire français et a reçu les contributions détaillées de 104 d'entre eux, sur la base des transactions qu'ils ont accompagnées durant cette période.
L'objectif de cette étude est de produire des observations périodiques qui contribuent à une plus grande transparence du marché français et qui servent de référence aux professionnels des fusions-acquisitions. Nous sommes convaincus que le partage de ce type d'informations au sein de notre réseau mène non seulement à une croissance du nombre d'opérations, mais améliore également leur qualité.

L'incertitude n'est plus l'exception sur le marché des fusions-acquisitions, mais la norme. Les tensions géopolitiques et l'imprévisibilité macroéconomique se sont poursuivies au premier semestre 2026. Les conseillers s'adaptent en recourant à des structures de transaction plus créatives : selon le Dealsuite M&A Deal Terms Report, les paiements différés et autres mécanismes de partage des risques entre acheteur et vendeur sont appliqués plus fréquemment.
Les conseillers en fusions-acquisitions en France font état d'un marché globalement stable au S1-2026. 39 % n'ont constaté aucun changement du volume de transactions par rapport au S2-2025, tandis qu'une part légèrement plus importante a signalé une hausse (32 %) plutôt qu'une baisse (29 %).

La composition des transactions s'est nettement orientée vers des opérations de plus grande taille au S1-2026. La part des transactions supérieures à 10 millions d'euros est passée de 14 % à 23 %, soit une hausse de 9 points de pourcentage, tandis que chaque tranche supérieure à 2,5 millions d'euros a progressé. Dans le même temps, la part des transactions inférieures à 2,5 millions d'euros a nettement reculé, passant de 51 % à 30 %, soit une baisse de 21 points de pourcentage, le plus fort mouvement enregistré dans cette série.

Afin de mieux comprendre les évolutions attendues, les conseillers en fusions-acquisitions ont été interrogés sur le secteur dans lequel ils anticipent la plus forte hausse ou la plus forte baisse de l'activité transactionnelle au S2-2026. Les services aux entreprises sont le secteur le plus fréquemment cité comme celui où la plus forte croissance est attendue, suivi par l'industrie & production et le développement de logiciels. À l'inverse, les conseillers citent le plus souvent l'automobile, transport & logistique comme le secteur susceptible de connaître la plus forte baisse, devant la distribution et l'hôtellerie & tourisme.


Une hausse ou une baisse du nombre de dossiers reçus par les cabinets de conseil donne un aperçu du deal flow attendu et du sentiment de marché. Les résultats dessinent un tableau contrasté de l'activité des dossiers. 41 % des conseillers font état d'une hausse par rapport au S2-2025 (26 % en hausse, 15 % en forte hausse), contre 35 % signalant une baisse (31 % en baisse, 4 % en forte baisse) et 24 % sans changement.

Les multiples d'EBITDA constituent une référence largement utilisée pour la valorisation d'entreprise et donnent une indication de ce que les acquéreurs sont prêts à payer selon les secteurs. Le multiple d'EBITDA moyen pour le marché intermédiaire français s'établit à 5,3 au S1-2026. Le développement de logiciels est le secteur le plus valorisé, à 7,9, suivi des services de santé & produits pharmaceutiques (7,7) et des services informatiques (7,2). Le commerce de gros affiche le multiple le plus bas, à 4,0. Le développement de logiciels, l'agro-alimentaire et la construction & technologie d'installation enregistrent les plus fortes hausses par rapport au S2-2025, chacun de 0,2 point, tandis que l'industrie & production enregistre la plus forte baisse, de 0,2 point.

La valorisation d'une entreprise est par nature spécifique à chaque société et dépend d'un large éventail de facteurs, notamment les perspectives de croissance, la rentabilité, la position sur le marché et le profil de risque. Certains secteurs regroupent un large éventail d'entreprises aux caractéristiques différentes, ce qui explique une dispersion plus importante que dans les secteurs composés d'entreprises plus homogènes, allant du commerce de gros à l'extrémité basse au développement de logiciels et aux services de santé & produits pharmaceutiques à l'extrémité haute.

La taille de l'entreprise reste un facteur déterminant de la valorisation. Pour les PME françaises, quantifier la prime de petite taille (« Small Firm Premium ») est particulièrement pertinent pour les entreprises dont l'EBITDA se situe entre 200 000 € et 10 000 000 €. Les multiples d'EBITDA des grandes entreprises sont ainsi structurellement plus élevés que ceux des petites entreprises.



Les écarts régionaux de multiples d'EBITDA continuent de se resserrer. Au S1-2026, quatre régions, DACH, Royaume-Uni & Irlande, Pays Nordiques et Europe du Sud, s'établissent à 5,4, deux régions (France, PECO) à 5,3, et les Pays-Bas à 5,0. L'écart entre les sept régions n'est plus que de 0,4. Malgré cette convergence régionale, les valorisations sectorielles restent très variables selon les régions, ce qui constitue une incitation forte aux opérations transfrontalières.


De précédentes recherches Dealsuite ont identifié les attentes de valorisation irréalistes des vendeurs comme la principale cause d'échec des transactions. Cette édition du Rapport Fusac France a interrogé directement les conseillers sur la fréquence à laquelle ils rencontrent cet écart entre les attentes du vendeur et la valeur de marché réaliste, son ampleur habituelle, et la fréquence à laquelle il fait échouer une transaction.
Les conseillers rencontrent cet écart dans 49 % des transactions qu'ils accompagnent. Lorsqu'il se produit, l'écart moyen par rapport à la valeur de marché est de 22 %, et dans environ un cas sur quatre (24 %), cet écart est suffisamment important pour faire échouer la transaction.


Le nombre moyen de parties intéressées par entreprise mise en vente est un indicateur utile de l'appétit des acheteurs et de la tension concurrentielle dans un processus de cession. Le nombre moyen de parties intéressées par entreprise est passé de 8,0 à 8,3 au S1-2026. L'industrie & production enregistre la plus forte hausse (+1,8, à 13,0) et devient le secteur le plus recherché, devançant les services informatiques, qui affichent la plus forte baisse (-0,8, à 11,3). Les services aux entreprises attirent également nettement plus d'intérêt (+2,0, à 12,0), tandis que l'hôtellerie & tourisme (-0,6) et les médias, marketing & communication (-0,5) enregistrent les baisses les plus marquées.

L'évaluation de la performance du marché intermédiaire français des fusions-acquisitions repose sur de nombreux facteurs, notamment la volonté des entrepreneurs de céder leur entreprise, l'accès au financement et les évolutions macroéconomiques. Concernant le S1-2026, 57 % des conseillers ont porté un jugement positif sur le marché, la majorité d'entre eux seulement légèrement (45 % plutôt positif), tandis que 43 % ont exprimé un certain degré de sentiment négatif.

Les conseillers ont été interrogés sur leurs attentes pour le second semestre 2026, en tenant compte des mêmes facteurs sous-jacents : l'appétit des vendeurs, les conditions de financement et le contexte économique général. Pour la suite, 63 % des conseillers se disent optimistes pour le S2-2026, contre 57 % qui avaient une opinion positive du S1-2026 en rétrospective. Cette amélioration est généralisée : la part des conseillers ouvertement optimistes (très optimiste et optimiste cumulés) atteint 21 %, contre seulement 12 % en rétrospective.

La majorité des opérations de fusions-acquisitions se situe dans le marché intermédiaire. Ce Rapport Fusac définit une entreprise du mid-market comme ayant un chiffre d'affaires compris entre 1 et 200 millions d'euros.
Pour cette édition, Dealsuite a mené une enquête auprès des cabinets de conseil en fusions-acquisitions actifs sur le marché intermédiaire français. En tout, 104 cabinets ont fourni des informations détaillées sur la base des transactions qu'ils ont accompagnées au S1-2026.
Sources utilisées :
• Au total, 104 cabinets de conseil en fusions-acquisitions ont fourni des informations détaillées sur la base des transactions qu'ils ont accompagnées au S1-2026.
• Dealsuite deal database (2026)
• Dealsuite M&A Monitor research Q1-2015 t/m H2-2025
• Dealsuite. (2026). M&A mid-market trends report 2026.
• Dealsuite. (2025). European Deal Terms Report.
• Bain & Company. (2023, March 28). How companies got so good at M&A.
• Damodaran (2011). Equity Risk Premiums (ERP).
• Grabowski and Pratt (2013). Cost of Capital: Applications and Examples.
• Harding, D., & Rovit, S. (2004). Mastering the merger: Four critical decisions that make or break the deal. Harvard Business Press.
Cette étude a été réalisée par Jelle Stuij et Roos Bijvoet. Pour toute question concernant cette étude, veuillez contacter Jelle Stuij.
Pour plus d'informations sur Dealsuite, veuillez contacter Carla de Moel.


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